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Carnet de voyage : Étape n°2, Pokhara

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VOYAGE - Ô belle Pokhara, tu m’as eue. Non pas à l’usure, mais dès la première seconde. Après avoir quitté l’énigmatique Katmandou, j’ai décidé de te découvrir toi, la Féérique. Tu m’as ouvert les portes de ton paradis et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il m’a ébranlé.

 

Enveloppée de centaines de montagnes, tu m’as rapidement prise sous ton aile. Je me suis perdu dans ton lac infini et somptueux. Sur tes rives, tes quelques centaines de milliers d’habitants y rient, y pleurent, y rêvent. Il est facile de s’y restaurer mais également de s’évader grâce aux barques qui m’ont emmené, pendant une heure, au pays des merveilles. Pendant cette courte parenthèse, j’ai vogué à ton gré. Sur tes rives, je me suis également plongée dans la grandeur de tes eaux. Elles m’ont rafraîchies mais m’ont surtout interrogées.

Ma première réflexion s’est portée sur tes habitants. Comment peuvent-ils vivent dans un tel paradis ? Les Népalais ne sont pas les seuls privilégiés. De nombreux étrangers t’ont choisi comme nouvelle terre d’accueil. Ta tranquillité les a submergés pour finalement créer une foule lumineuse. Les mots s’entrechoquent pour créer un langage universel. Ma seconde réflexion s’est portée sur mon rapport à la nature. Tu sais, ta beauté naturelle m’était encore inconnue. Chez moi, l’environnement inquiète, car qu’on se le dise, il est déjà trop tard. Chez toi, l’environnement enivre. Tes monts himalayens, tes collines, ton lac Begnas et tes rives ensoleillées m’ont charmé. Lorsque l’on se plonge dans ton univers, la protection de l’environnement ne peut qu’être au centre de nos combats. Sur le toit du Népal, à Sarangkot, Je ferme les yeux et j’attends un signe de ta part. Ton souffle sur mon visage m’oblige à ouvrir les yeux et, pour la deuxième fois, la magie opère à l’ombre des milliers de drapeaux multicolores. Tu scintilles de mille feux pour me révéler ta douceur et ta vulnérabilité. Oui, la Féérique, je prendrai soin de ta terre, de notre terre. En attendant, une interrogation demeure : quand te reverrais-je ?

Photo : Ilham Mraizika et Digvijay Singh Ranawat

 

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