Présidentielles USA : Donald Trump choque l’Amérique

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SCANDALE - A l’aube du deuxième débat présidentiel qui opposera la candidate démocrate Hillary Clinton au candidat républicain Donald Trump,  celui-ci a réalisé, à son insu, une sortie qui risque de lui coûter le soutien de son parti.

« Quand tu es une star, elles te laissent faire ce que tu veux, tu peux les attraper par la chatte, tu peux en faire ce que tu veux », telles sont les mots crus prononcés par Donald Trump, qui ont choqués au plus haut point les Etats-Unis. Révélée par le Washington Post et NBC vendredi 7 octobre, la vidéo n’a cessé de tourner en boucle sur les écrans outre-Atlantique. Datant de 2005, l’enregistrement était censé rester off : on y voit Donald se vanter de son succès auprès des femmes et des méthodes peu glorieuses qu’il entreprend pour les approcher : « je suis automatiquement attiré par les belles, je les embrasse, je n’attends même pas ».

Outre la perte de voix potentielles causée par la sortie de la vidéo, l’enregistrement ternie amplement l’image du candidat républicain qui a déjà essuyé quelques polémiques sexistes, notamment lorsqu’il avait renommé l’ancienne Miss Univers 1994, « Miss Piggy », en raison de sa prise de poids lors de son mandat. Déjà, lors du premier débat présidentiel,  Hillary Clinton avait usé de cette polémique pour relever le caractère sexiste de son concurrent. A deux jours du second débat, Donald Trump aborde le débat avec beaucoup moins d’enthousiasme que le premier, il n’est plus au coude à coude avec l’ex First Lady - 45% d’intention de vote pour la candidate démocrate et 41% pour le candidat républicain. (selon un sondage réalisé par le New York Times le 8 octobre 2016).

« Donald Trump doit quitter la course, le GOP doit engager une procédure de remplacement d’urgence »

Pas si sûr qu’il soit encore le candidat républicain. Alors que généralement les représentants du Grand Old Party se sont tus lors des dernières polémiques mettant en cause le magnat de l’immobilier, cette fois-ci, ils ont à l’unanimité condamné les propos de celui qui est censé les représenter. Mark Kirk, sénateur républicain de l’Illinois a tweeté :

Cela aurait pu être une polémique de plus, mais la condamnation unanime de tout le parti républicain affaiblit une nouvelle fois l’homme d’affaire qui apparaît de moins en moins présidentiel. Qui plus est, ses excuses n’ont rien arrangé, « c’était une blague de vestiaire, une conversation privée qui a eu lieu il y a plusieurs années. Bill Clinton a dit des choses bien pires sur moi lors d’un match de golf. Je m’excuse si j’ai offensé quelqu’un ». Jugés « tièdes » ou encore pas à la hauteur du scandale par certains politologues, la polémique qualifiée de « sexgate » par certains médias américains risque de polluer le débat présidentiel de demain soir. Hier soir, John McCain, pourtant soutien de Donald Trump a affirmé qu'il ne voterait finalement pas pour le candidat républicain.