François Durpaire : « Le Trump président ne sera pas le Trump candidat »

Francois_Durpaire_Photo_FESJ.png

ÉLECTIONS US – Aux côtés d’André Bercoff, François Durpaire a animé un débat sur les élections américaines au restaurant Maison Blanche à Paris. Interrogé par Fréquence ESJ, il revient sur ce scrutin si particulier.

Spécialiste des questions culturelles et de la diversité aux États-Unis, François Durpaire juge le scrutin américain très important car il comporte l’élection présidentielle mais aussi celle du Congrès. « C’est un multi enjeu, par exemple si vous habitez en Californie, vous voterez également lors d’un référendum sur le port d’armes » car les Américains répondent à des questions sociales grâce au vote électronique tous les quatre ans. « Ce ne sont pas des référendums nationaux mais des référendums d’État, les enjeux sont aussi régionaux. » confirme François Durpaire qui rappelle également que « le prochain président ou présidente peut tout à fait commencer son mandat en cohabitation » sachant que les sondages annoncent une égalité presque parfaite au Sénat.

« On sait déjà que les Américains voteront par défaut »

Les deux favoris pour la Maison Blanche, Donald Trump et Hillary Clinton présentent chacun leurs défauts : l’un est accusé de racisme voire de xénophobie, l’autre pourrait ne pas avoir la santé nécessaire pour assumer ses fonctions. « Nous n’avons jamais eu deux candidats aussi impopulaires » assure François Durpaire qui ajoute que « les Américains voteront par défaut ». « Ce sont deux candidats à la fois très polarisants et très mal aimés, c’est une particularité » de ce scrutin. De quoi faire un parallèle avec l’élection de 2008 : « Il y a huit ans, tout le monde n’aimait pas forcément Barack Obama mais il suscitait un enthousiasme ». Donald Trump crée un enthousiasme chez beaucoup d’Américains mais n’y a –t- il un danger à le faire élire ? Tout dépend s’il mettra son programme en place selon François Durpaire, « les premiers inquiets se demandent comment faire avancer le pays si nous faisons une guerre sociale contre nos premiers partenaires commerciaux qui sont le Mexique et la Chine ». Les Américains ont jusqu’au 8 novembre pour y réfléchir.

Photo : Benjamin Poulin/Fréquence ESJ

Derniers articles

Dernières vidéos