La tablette PlayBook : soeur malheureuse du BlackBerry

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Research in Motion (RIM), le fabricant du BlackBerry, a placé une provision de Le PlayBook de RIM485 millions de dollars, lundi 5 décembre, pour pouvoir dévaluer ses stocks invendus de PlayBook, sa tablette. Le Playbook, sorti en avril dernier, n'a pas réussi à trouver sa place dans un marché saturé par l'iPad d'Apple, la Galaxy Tab de Samsung et le Kindle Fire d'Amazon.

Les chiffres de ventes de la tablette de RIM parlent d'eux même : au deuxième trimestre 2011, RIM a écoulé 500.000 PlayBooks, puis seulement 250 000 exemplaires au troisième trimestre. Et entre septembre et novembre 2011, seules 150.000 personnes ont acheté la tablette. Au total, 1 million de tablette ont été vendu à travers le monde. Contrairement à RIM, Apple a estimé que 28,4 millions d'iPads ont été vendus dans le monde.

Malgré l'échec, continuer

RIM a affirmé son « engagement » de poursuivre ses opérations dans le marché des tablettes « qui en est encore à ses débuts ». Hewlett-Packard, un de ses concurrents, a annoncé en août l'arrêt de son TouchPad, seulement sept semaines après son lancement.

RIM se déresponsabilise et incrimine « les récents changements sur le marché des tablettes », référence au lancement début novembre par Amazon de son Kindle Fire, vendu seulement 199 dollars. La firme canadienne accuse aussi les retards dans la mise en place de son nouveau système d'exploitation.

La tablette avait néanmoins reçu un accueil peu chaleureux Robert Galbraith /Reuters- Mike Lazaridis PDG de RIMlors de son lancement. « Une tablette BlackBerry, mais où sont les applications ? » s'était interrogé David Pogue du New York Times après avoir testé le Playbook. La presse américaine avait  reproché à la tablette d'être trop dépendante du produt phare de RIM, le BlackBerry.

L'action de RIM chute en Bourse

A cause de la grande panne internationale de ses services BlackBerry en octobre, le groupe canadien originaire de l'Ontario a aussi du placer 50 millions de dollars en provision.

Conséquence de l'échec de la tablette PlayBook et des récents déboire du BlackBerry : les ventes de RIM ont été « légèrement inférieures » à la prévision initiale, qui était de 5,3 milliards de dollars. Pour palier à cela, la firme canadienne à baisser les prix sur les BlackBerry. L'action, côtée au NASDAQ (la bourse des nouvelles technologies), a dégringolé de 9,74 % vendredi 2 décembre. Depuis janvier, le titre a perdu 75% de sa valeur. En dépit des difficultés, RIM reste un groupe rentable, avec une trésorerie qui dépasse les 1,5 milliard de dollars.

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