Benoit XVI : Pape et professeur d'économie

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Dans un message, publié vendredi 16 décembre, pour la journée mondialeBenoit XVI - AFP de la paix, qui aura lieue le 1er janvier 2012, le pape Benoît XVI déclare que la transparence et la recherche de bons résultats sont compatibles dans le domaine de l'économie et de la finance.

 "Il est vrai qu'au cours de l'année qui s'achève, le sentiment de frustration suscité par la crise qui frappe la société, le monde du travail et l'économie a augmenté; une crise dont les racines sont avant tout culturelles et anthropologiques", commence Benoit XVI dans son long message intitulé "Eduquer les jeunes à la paix et à la justice".

Le Pape pour la redistribution des richesses

Dans son message, le Pape déplore que "certains courants de la culture moderne, bâtis sur des principes économiques rationnalistes et individualistes, ont coupé le concept de justice de ses racines transcendantes, le détachant de l'idée de charité et de solidarité" .

"Dans le domaine de l'économie et de la finance, justes intentions, transparence et recherche de bons résultats sont compatibles et ne doivent jamais être séparés", a-t-il affirmé. Il renchérit en affirmant que "l'économie et le marché ne doivent jamais être séparés de la solidarité".

Benoit XVI donne un dernier conseil : il faut, pour un monde plus juste et plus pacifique, avoir des "mécanismes adéquats de redistribution des richesses".

L'homme doit être au centre de l'économie

Déjà en octobre 2011, le Vatican avait accusé le "libéralisme économique" d'être responsable de la crise financière, en supprimant les "règles et les contrôles".

Lors des Journées mondiales de la jeunesse à Madrid qui Photo Reutersréunissaient pendant 6 jours, plus d'un million de catholiques venus du monde entier, le souverain pontife a plaidé pour une économie qui privilégie "l'homme" et non "le profit".

"L'homme doit être au centre de l'économie", "cela se confirme dans la crise actuelle (...) L'économie ne peut se mesurer par le maximum de profit", avait déclaré le pape à l'aéroport de Barajas devant une foule de pèlerins qui criaient "Viva el papa".

Taxer les ressources du Vatican

En Italie, les voix se multiplient en faveur d'une imposition et d'une taxation sur les ressources du Vatican. L'Eglise devrait participer à l'effort que demande le plan de rigueur du gouvernement de Mario Monti.

Vingt députés du Parti démocratique (gauche), des élus de la Ligue du Nord (droite) et du Peuple de la Liberté, le parti politique de Silvio Berlusconi, avaient plaidé plus une politique fiscal plus ferme à l'égard de l'Eglise Catholique.

Le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, avait répliqué : "l'Eglise soutient de façon particulière (à travers ses nombreux centres sociaux, écoles, hôpitaux) les couches les plus faibles de la population et accomplit ainsi une activité en faveur de la société".

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