Jean-Marie Bigard : « Je m’amuse à jongler de sketch en sketch pour le plus grand bonheur des gens »

(Reading time: 2 - 4 minutes)
Jean_Marie_Bigard_SIA_2020_Manon_Blangis.jpeg

INTERVIEW - L’humoriste Jean-Marie Bigard est venu présenter son spectacle d’adieu « Il était une fois Jean-Marie Bigard » samedi 22 février dans « A Travers Champs » au salon de l’agriculture. Il est également revenu sur ses premiers pas dans le monde du spectacle.

 

A 65 ans, Jean-Marie Bigard remonte sur les planches des scènes françaises. Pour son nouveau spectacle, « Il était une fois Jean-Marie Bigard, le spectacle de ma vie », l’humoriste a travaillé avec son public en amont. « Ça a l’air un peu pompeux comme ça mais en réalité, j’ai fait un vrai sondage […] j’ai demandé aux gens de me mettre dans l’ordre de leur préférence, leurs vingt sketchs préférés de toute ma carrière ». Jean-Marie Bigard s’est donc plié à la volonté de son public : « je m’amuse à jongler de sketch en sketch pour le plus grand bonheur des gens ». En haut du classement, son sketch « Le lâcher de salope » ce qui, pour lui, « est une aubaine magnifique par les temps qui courent ».  L’humoriste va même plus loin en écoutant les suggestions de sketchs sur les réseaux-sociaux. Son objectif : être toujours plus proche du public. Pour le réaliser, Jean-Marie Bigard est en tournée jusqu’en mars 2021.

« J’avais tellement d’idées que tout le monde riait de moi dans la famille »

Grand amoureux des animaux, Jean-Marie Bigard est aussi le parrain de la fédération française de la protection animale. Sur son t-shirt blanc, le slogan rouge flamboyant de la fédération est immanquable. « Si on avait dans le cœur, le dixième de l’amour qu’ont nos chiens pour nous, il y aurait la paix sur la terre ! » Cet amour des animaux, Jean-Marie Bigard le puise dans son enfance. Ses grands-parents avaient une ferme dans le Grand Est, à côté de l’Aube. « C’était la fête ! ». « J’aimais bien la chaleur que dégage ces animaux […] Je buvais le lait sorti du pie des vaches à 37 degrés. Ces animaux représentaient pour moi la douceur, la chaleur, la nourriture ».

Fils d’une mère ouvrière, d’un père charcutier et dernier d’une fratrie de quatre enfants, Jean-Marie Bigard était presque destiné à travailler en usine comme ses deux sœurs. Un métier qui ne l’intéressait pas du tout. « C’était infernal. J’avais tellement d’idées que tout le monde riait de moi dans ma famille ». « Pour eux, j’étais un petit peu fou de vouloir d’un coup aller, à 20 ans, à Paris tenter ma chance. Ça semblait totalement impossible, improbable ».

L’humour, Jean-Marie Bigard s’en est pourtant servi pour surmonter ses propres drames. Alors qu’il est encore très jeune, sa mère décède d’un cancer. Un an plus tard son père est assassiné. Après 30 ans de carrière, l’humoriste remercie ses parents pour tout ce qu’ils ont pu lui apporter. « Je considère mes parents comme les premiers étages de la fusée. Les premiers étages se consument pour que la fusée quitte l’atmosphère. Une fois que c’est fait, les étages se détachent pour ne pas alourdir la fusée. Et je crois que mes parents m’ont bien lancé, m’ont mis sur orbite. Je considère qu’ils sont partis pour ne pas alourdir le véhicule. Le véhicule que je suis est allé très haut et très loin ».

« Je suis assez fédérateur depuis tout petit »

Avant de remplir les plus grandes scènes françaises, Jean-Marie Bigard a commencé par des petits jobs. « Je suis assez fédérateur depuis tout petit. Quand j’étais derrière un bar, c’était ma première scène en fait ». « Le Ricard ou le Bordeaux n’étaient pas meilleurs dans ce bar là que dans un autre bar. C’est la gueule du mec qui te le sert qui fait que tu vas dans telle ou telle boutique. Et moi j’étais très à l’aise dans ce jeu ». Une aisance qu’il a su développer au cours des années et qu’on retrouve encore une fois sur scène dans « Il était une fois Jean-Marie Bigard, le spectacle de ma vie ».

 

Regardez l'émission en vidéo

 

  Photo : Manon Blangis / Fréquence ESJ

Derniers articles