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Rentrée littéraire 2017 : « Nos vies » de Marie-Hélène Lafon

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CRITIQUE - Écrivaine tardive, Marie-Hélène Lafon revient avec un livre fleuve où les destins se croisent et s’entremêlent sans réellement fuser.

 

Marie-Hélène Lafon écrit comme si elle malaxait de la viande d’après ses dires. Il n’est pas question d’écrire pour écrire, cela relève presque du besoin. Elle écrit alors pour « rejoindre son vrai pays, c’est très intestin, très organique ».
Dans son nouvel ouvrage Nos vies, Marie-Hélène Lafon détaille la monotonie du commun des mortels. Gordana, vendeuse au Franprix est anodine. Sans couleur ni envie. À travers plusieurs portraits d’inconnus, à travers leurs mimiques et leurs quotidiens, elle finit par extraire sa propre histoire. Tandis que la sienne est écrit au passé, les inconnus se retrouvent avec des vies décrites au conditionnel. Tandis que le dialogue se crée avec certains, elle finit par fantasmer la vie d’autres. C’est alors une balade qui apparait très rapidement au fil des pages. Qui n’a pas inventer une vie à un inconnu dans le métro? Loin de récits palpitants, les pages se tournent sans réelles euphorie ni espoir.
Le conditionnel tue tout espoir pour laisser place, une fois de plus, à la monotonie de ses propos. Malgré une écriture appréciable, rien ne retient le lecteur à ces personnages. L’ennui de ceux-ci ennuie.

Nos vies, Marie-Hélène Lafon - éditions Buchet Chastel 192 pages, 15e

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