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Bun Hay Mean : « je me base sur les clichés pour mieux les démonter »

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INTERVIEW/VIDEO - L’humoriste Bun Hay Mean était l’invité de Storytelling mercredi 12 décembre. Surnommé « le Chinois marrant », il est notamment revenu sur ses difficultés d’adaptation à Paris et sur son humour sans filtre, parfois décrié.

 

De simples détails peuvent faire basculer toute une vie. Il suffit d’une rencontre, de l’audace et une once de chance pour passer de l’ombre à la lumière. Bun Hay Mean a connu cette obscurité. Parti de Bordeaux avec rien dans les poches, il a dû tout reconstruire à Paris avec pour seul but en ligne de mire : vivre de sa passion, le rire, et ainsi séduire la capitale avant d’entreprendre une conquête nationale. Mais il est difficile d’entamer un tel processus lorsqu’on n’en connaît pas les codes. Certes Paris sait offrir des opportunités aux jeunes talents, mais elle peut rapidement les détruire. Bun Hay Mean en a fait l’amer expérience : « j’étais un SDF pendant trois ou quatre mois. Je vagabondais de restaurants en cafés pour faire rire les gens en échange d’une pièce de deux euros ». Et la chance est enfin venue à lui : « j’ai fait rire Rachid, l’un des meilleurs amis de Jamel Debbouze. Et les choses se sont soudainement accélérées ».

« Le mélange de tout type d’humour »

Les rencontres se sont alors multipliées et les portes se sont peu à peu ouvertes. Mais le travail sur soi et son style n’a pas cessé. Bun Hay Mean a dû prendre son mal en patience, demeurer dans l’ombre de ses amis Kyan Khojandi et autres Kheiron, continuer à s’entraîner avec la « Ligue de l’impro » d’Alain Degois alias « Papy » jusqu’à enfin entrevoir la lumière. Celle d’un soir de 2014 au Jamel Comedy Club. Un soir où son style éclate au grand jour. Un mélange inédit de « tout type d’humour » dans lequel l’humoriste s’amuse des sujets tabous, du racisme, des clichés pour mieux les démonter. Des sketchs parfois « borderline » qui font grincer des dents. Sa marque de fabrique agace et déplaît à certains. Mais qu’importe : « je suis comme je suis, les autres me perçoivent comme ils le souhaitent ». Sa quête « pour laisser une trace dans ce monde » se fera sans ses détracteurs donc. Après quatre années de tournée avec son spectacle « Chinois Marrant », cette quête doit entamer un autre virage notamment avec l’écriture d’un nouveau sketch. « La légende de Bun Hay Mean » est en cours. Une confirmation avec pour but, cette fois-ci, de se faire une petite place parmi les grands du rire.

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