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Hippocampe fou : « rire et jouir : mon objectif de vie »

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INTERVIEW/VIDEO - Hippocampe fou était l’invité de « Storytelling » mercredi 23 mai. De son vrai nom Sébastien Gonzalez, le rappeur commence sa carrière en 2010 avec un tout premier album : Aquatrip. En mars dernier, il signe son troisième album, intitulé «Terminus». « La fin d’un cycle » explique l’artiste.

Un rappeur. Encore un. Ils sont à la mode en ce moment. On aurait pu croire qu’Hippocampe Fou n’était qu’un petit grain de sable perdu dans ce grand désert de l’univers musical, mais il surprend. Il surpasse la mode et reste dans les mémoires et les oreilles. Son phrasé est poétique, les mots sont choisis avec précision et la mélodie se veut sincère. Pour Hippocampe Fou, de son vrai nom Sébastien Gonzalez, la notoriété commence en 2010 avec sa chanson «Chez moi y a un lama». Un clip parodique d’un reportage de France 3. A cette période, le rappeur s’amuse à créer des chansons en s’inspirant de vidéos trouvées sur le web. Son pseudo, Hippocampe fou, a été choisi très simplement. «J’ai eu un coup de foudre pour l’animal. Ce poisson qui n’a pas l’air d’en être un. Je suis assez branché zoologie». Ses trois albums sont d’ailleurs un cycle autour de l’eau. «C’est le destin… ou le hasard» s’amuse le rappeur. «Avec Terminus, c’est la fin d’un cycle». Ce troisième album a vocation d'être « à contre-courant » explique Hippocampe Fou. «La sincérité, c’est quand on est soi-même». C’est ainsi qu’on apprend, il aime la contrebasse, le cinéma d’auteur et Barbara ou encore Brassens. En parlant cinéma, Hippocampe Fou est en pleine préparation d’un nouveau projet. «Quelque chose se prépare. Les gens vont être surpris, je l’espère» explique-t-il. Nous n’en saurons pas plus. Selon Radio France Internationale, son style musical se situe entre MC Solaar et Boby Lapoointe. La réaction de l’artiste ? «ça me va très bien. Ce sont mes influences» répond Hippocampe Fou. «MC Solaar, c’est du rap populaire. Il parle à toutes les générations. Ses textes sont poétiques et doux tout en étant dénonciateurs et engagés». Enfin, cet amoureux des jeux de mots et des beaux mots espère suivre cette voix et faire du «Hip Hop qui parle à tout le monde».

« La sexualité m’obsède »

Hippocampe Fou le dit lui, « La sexualité m’obsède ». Et ce depuis la tendre enfance. « Quand j’étais petit, ma seule motivation pour devenir grand était de pouvoir faire l’amour » confesse-t-il. Le rappeur était fasciné par ça. L’acte le plus intime de l’être Humain. Enfin, il nous donne sa définition et son objectif de vie : « Rire et jouir : mon objectif de vie ». Il l’affirme, il souhaite « vivre pleinement et être épanoui ». Trois albums et une vie de famille y parviennent. Quoi qu’il en soit, Hippocampe Fou ne souhaite pas se laisser tenter par la vulgarité. Il la détourne en utilisant toute la richesse de la langue française. « Tout comme Brassens » rajoute-t-il. « Je ne veux pas être vulgaire car je ne me reconnais pas là-dedans » confie Sébastien Gonzalez. Terminus, son troisième album est une suite de beaux mots choisis au bon moment et qui se mélangent dans une mélodie pointue et sincère. Son dernier son, Underground, en est un bon exemple. Bonne écoute.

Regardez l'émission en vidéo

Photo : Lucas Pierre/Fréquence ESJ

 

 

 

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