Solidays : un festival de records

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REPORTAGE - Le festival Solidays, ce sont trois jours de musique et de fête mais aussi trois jours d'information sur le sida, organisé par Solidarité sida. Tous les ans, le festival s'installe sur l’hippodrome de Longchamp, dans le bois de Boulogne. Cette 18e édition s'achevera ce soir sur une fréquentation record.

Après les Vieilles Charrues (Finistère), Solidays est le plus gros festival français au niveau de la fréquentation. En 2015, ce sont 180 000 personnes qui se sont rassemblées pour les trois jours de fête. Et cette année, le festival est encore plus grand : 35 hectares de terrain et huit scènes, soit trois de plus que les années précédentes, grâce à 5 hectares gagnés avec le déplacement du camping. Le festival devrait fermer ses portes ce soir sur un nouveau record d'affluence, avec plus de 200 000 spectateurs.

Comme chaque année, l’ambiance est au rendez-vous, avec un public de tout âge. Louise et Rémi sont venus avec leurs deux enfants : Théo, 9 ans et Julia 6 ans à qui ils ont pris soin de mettre des casques sur les oreilles : « on a toujours aimé les festivals, et c’est vrai qu’on essaye d’apporter cette culture à nos enfants. On n’a pas peur de les emmener ici, parce que l’ambiance est toujours très bonne, sans débordement. C’est un peu peace and love quoi. »

The Shoes, Oxmo Puccino, Selah Sue ont su faire vibrer l’hippodrome. Aujourd’hui, c’est au tour de Louise Attaque, Louane, Jain, Christian Olivier et bien d’autres. La partie débat, autre moment fort du festival a été inaugurée vendredi par des interventions du moine bouddhiste et écrivain Matthieu Ricard, et du réalisateur Cyril Dion, auteur du documentaire à succès « Demain ». Ce dimanche, Daniel Cohn-Bendit et d’autres responsables politiques sont attendus sur le site. La ministre de la Santé Marisol Touraine devrait elle aussi être présente en début d'après-midi.

Des bénéfices en baisse

Les bénéfices du festival sont chaque année reversés à des associations de lutte contre le sida et à des programmes de prévention et d'aide d'urgence aux malades. L’année dernière, ce sont 2,6 millions d’euros que le festival à pu reverser pour financer des actions de prévention. Toutefois, comme le déplore Luc Barruet, directeur et fondateur de Solidarité sida, le festival devrait générer « moins d'argent » en raison de surcoûts dans la préparation liés aux récentes intempéries mais aussi du renforcement des mesures de sécurité après les attentats de novembre. Pour lui, cette édition 2016 a été « la plus compliquée » en termes de préparation de toute l'histoire du festival.

L’éco-orgasme, ça vous tente ?

Au détour d’une allée, nous avons rencontré Julien, 25 ans, qui lui, lutte pour l’éco-orgasme. « Malheureusement dans notre quotidien il y a une grosse vérole qui s’appelle les perturbateurs endocriniens, ce sont des perturbateurs hormonaux qui se trouvent dans les plastiques, le textiles, les gels douches, les lubrifiants… On utilise donc des trucs alternatifs pour avoir un éco orgasme. Ca va de ce qui est de la première étape : trouver ton partenaire de drague, jusqu’à la dernière qui est de le mettre dans ton lit. Tu as 7 étapes, si tu les suis tu n’auras aucun problème ».

Julien et son stand se fondent dans la masse… Dans le village solidarité se côtoient des stands d'associations pour le développement durable, les droits humains (lutte contre l’exclusion, citoyenneté, LGBT et handicap) et la santé (drogues, réduction des risques, lutte contre le VIH) sont présents.

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