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Red Hot Chili Peppers, Radiohead… La semaine des retours

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CRITIQUE  - En mai, fais ce qu’il te plaît… un sentiment que l’on pourrait aussi ressentir en musique. Cette semaine, ce n’est pas un, mais deux groupes mastodonts de ces vingt dernières années qui sont revenus donner un vent de fraicheur à la toile musicale qui s’affaiblit de jours en jours, en quête constante de nouveauté. Red Hot Chili Peppers. Radiohead. Tout est dit, et plus important encore : le son y est.

RED HOT CHILI PEPPERS – DARK NECESSITIES

Premier single du 11ème album des Red Hot Chili Peppers, à paraître le 17 juin 2016, Dark Necessities touche l’unanimité. La musique des Red Hot Chili Peppers est comme à son habitude ; efficace, globalement bien produite et accrocheuse. Ici, ne serait-ce que ce riff de basse rebondissant caractéristique de papa Fléa pour captiver dès les premières secondes. En plus de sonorités résoluments rock, le groupe a calqué de l’expérience I’m With You (2011), en utilisant davantage de piano. Les accords donnent au morceau ses allures nécessaires de pop, un chemin vers lequel il est difficile d’échapper aujourd’hui. Côté guitare, rien à faire, Josh Klinghoffer mérite amplement sa place au sein de la formation. Après avoir remplacé en 2011 le semi-dieu Josh Frusciante –et ainsi provoqué la colère des fans les plus aguerris -, le guitariste a su donner au groupe une touche funky qui lui manquait. Un aspect encore plus flagrant avec Dark Necessities, dans laquelle son jeu reste discret mais diablement énergique au moment propice. Il demeure néanmoins une ombre au tableau ; le solo de fin, un peu plat, peu inventif, qui laisse sur sa faim. En plus de cela, on peut aussi regretter une batterie un poil sous-produite par rapport aux autres instruments. Malgré tout, le morceau diffuse un goût de « revient », et surtout, oui surtout, il marque le retour des Red Hot Chili Peppers. Rien que pour cela, on est heureux.

RADIOHEAD – DAYDREAMING

Burn the Witch, dévoilée il y a quelques jours, n’était qu’une mise en bouche. Il était une fois Radiohead, roi de la communication. En plus de la claque qu’est leur nouveau titre, Daydreaming, le groupe a annoncé que leur neuvième opus serait disponible… ce dimanche 08 mai 2016, à 20h00, heure française. Une preuve, une fois de plus, que Radiohead sait comment attiser la flamme du twist-musical. Tout un art. Daydreaming est magnifique. Après l’introduction d’un piano mélancolique typique du groupe, le son se révèle épuré, posé, tranquille. Comme sur un nuage, on vogue pendant six minutes sur des sonorités électroniques discrêtes en fond, ainsi que sur une voix maîtresse. A la fin, le titre s’envole avec nous, en apportant de son orchestre quelques déplorations violoniques. Une sorte d’orchestre abstrait, sans guitare, sans batterie, à fleur de peau. Thom Yorke, frontman, a apporté à Radiohead le son qu’il a toujours courtisé. A travers ses nombreuses œuvres personnelles, impossible de ne pas se demander si les autres musiciens détiennent un véto dans Daydreaming. Le morceau, marquant d’intemporalité, aurait pu figurer dans le chef-d’œuvre Kid A (2000). Pourtant, nous sommes bien en 2016, et Radiohead est bel et bien de retour. Alors que le groupe à soufflé près de 20 bougies, l’évolution est toujours leur religion, et Daydreaming en serait la prière.

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