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Babette de Rozières régale les passants

babetteREPORTAGE - « Qui veut du rab? » Cette question est le nom de la nouvelle opération de sensibilisation au gaspillage alimentaire mené par France Nature Environnement (FNE). En collaboration avec Babette de Rozières, l'association a offert un repas à 400 personnes jeudi midi, sur le parvis de la tour Montparnasse. Le menu, composé d'invendus offerts par Monoprix, comportait une grande salade, un curry antillais de poulet et des bananes flambées.

« C'est magnifique ». Le jugement de Jean-Philippe, actuellement au chômage, semble partagé par les passants. Selon Jean-Philippe, le gaspillage est trop courant dans la société.

Les grandes surfaces jettent 600.000 tonnes de denrées périssables chaque année. Des produits encore consommables mais invendables pour des raisons de présentation ou d'une date limite de consommation trop proche. Pourtant les recettes cuisinées aujourd'hui ne laissaient pas deviner l'origine des ingrédients. « Ce sont les talents de la cuisinière qui jouent », souligne Jean-Philippe.

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« Ce n'est pas la peine de faire de la tambouille »

La cuisinière est bien connue du grand public. Contactée par FNE pour assurer une couverture médiatique à l'évènement, Babette de Rozières n'a pas hésité. « La crise actuelle interdit désormais le gaspillage », s'insurge Babette de Rozières. Elle-même prévoit ses menus à l'avance et fait ses achats personnellement, trois fois par semaine. Résultat: dans son restaurant, les seuls déchets sont des os de poulet et des carapaces de crustacés, explique la célèbre cuisinière à Fréquence ESJ.

Pour l'opération, elle a apporté ses épices, ses herbes et ses « petits bocaux ». Même si le repas était destiné aux sans-abris et aux plus démunis, Babette de Rozières a tenu à accommoder au mieux les ingrédients. « Le rôle du cuisinier c'est de transformer les choses. Ce n'est pas la peine de faire de la tambouille », dit-elle.

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Une passante finit son curry et lance « que Dieu vous protège » à la restauratrice. Celle-ci conclut : « Aujourd'hui je n'ai fait que des heureux ».

Les heureux sont nombreux. Il y a les passants conquis par sa cuisine et ceux conquis par l'opération. Alexis est étudiant en école de commerce. Il regrette que ce type d'opération soit ponctuelle et déplore l'absence de gros acteurs, associatifs ou autres, qui seraient leaders dans le domaine de la récupération. Mais surtout ce repas le fait s'interroger sur la proposition d'invendus et les raisons qui poussent les grandes surfaces à gaspiller.

 

Photos: Auriane Velten

 

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