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Cette semaine au cinéma : Carol

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CRITIQUE - Chaque semaine, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 3 sur 5 à Carol de Todd Haynes, en salle depuis le 13 janvier. Une romance impossible aussi bien filmée qu’interprétée malgré un manque certain de tripes.

 

Hollywood est en route pour sa période de cérémonies prestigieuses. L'heure est aux récompenses et à Carol. Plus ou moins. Adoubé à Cannes, le prix d'interprétation féminine en poche, le film de Todd Haynes vient de repartir bredouille des Golden Globes où il était le plus nommé. Pas vraiment de bonne augure pour les Oscars.

Carol. Carol a les traits de Cate Blanchett. Elle campe une femme aisée dans l’Amérique des années 50. Mariage malheureux, sexualité bridée, la dame retrouve le sourire en croisant la route de Therese (Rooney Mara). Une étincelle embrase les deux femmes à une époque où l'amour entre deux êtres du même sexe est plus que tabou.

Ce qui frappe d'emblée dans le film de Todd Haynes, c'est son aspect irréprochable. Tout est beau, chic, jusqu'au moindre petit bout de décor. Au milieu de tout cela trônent deux actrices au summum. Si le talent de Cate Blanchett n'est plus à prouver, Rooney Mara lui rend parfaitement la pareille. Le réalisateur, avec une mise en scène des plus classiques, les filme avec amour. Car c'est bien d'amour dont il est question. Et c'est là où le bât blesse.

Les années 50. Sa retenue. Ses non-dits. On ressent des choses sans pouvoir les exprimer pleinement. Excepté dans une sphère intimiste. Et c'est ce qui transparaît à l'écran, la faute à un scénario trop sage pour cette love-story impossible. Si la lutte pour succomber ou faire taire des sentiments jugés peu recommandables se fait sentir, on est loin d'avoir la boule au ventre pour les héroïnes. Leurs souffrances sont silencieuses. Trop peut-être ? Il demeure que l'ensemble, même si on est loin de demander un résultat de la trempe de La Vie d'Adèle, aurait gagné à être plus viscéral. Carol en reste donc incroyablement beau mais indéniablement lisse. 

Découvrez ici la bande-annonce du film

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