Cette semaine au cinéma : Star Wars VII

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CRITIQUE - Chaque semaine, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 3 sur 5 à Star Wars VII : Le réveil de la Force de J.J. Abrams, en salle depuis le 16 décembre. Le retour gagnant et prometteur d'une saga que l'on n'espérait plus, entre nostalgie et modernité.

En 2012, l'empire Disney rachète Lucasfilm et ce qui va avec : Star Wars. La machine (à fric) est relancée et l'épisode VII programmé pour Noël 2015. Les fans qui n'ont pas eu une crise cardiaque en apprenant la nouvelle exultent. Car si la prélogie initiée par George Lucas en 1999 ravit autant qu'elle divise, c'est bien la suite du Retour du Jedi que tout le monde attend depuis 1983.

Les affaires reprennent donc 30 ans plus tard. Luke Skywalker est aux abonnés absents. Le Premier Ordre, bâti sur les vestiges de l'Empire en profite pour croître. La République se touchant le nombril ne tient pas compte de la menace. Leia Organa prend les choses en main et fonde la Résistance. La course est lancée pour retrouver le dernier des Jedi, plus que jamais au cœur des débats.

Qu'on se rassure d'emblée, la magie opère toujours. Ce Réveil de la Force régale et ravira les puristes comme les néophytes (s'ils existent). On en doutait, maintenant on peut se l'avouer, J.J. Abrams était bien l'homme de la situation. Fan parmi les fans, son film est un hommage vibrant à l'esprit Star Wars tendance 1977. Tout est là : l'esprit authentique, les créatures improbables, les décors en dur, l'humour, l'aventure et on en passe. Le tout agrémenté de la modernité qui convient. On ne se plaindra pas non plus de la nouvelle génération d'acteurs, pleine de promesses. Avec en tête celle qui va porter la nouvelle trilogie : Daisy Ridley. Combative et pétillante, son personnage est appelé à un grand destin. Les anciens ne sont pas en reste. En tête Harrison Ford, qui reprend son rôle fétiche avec son cabotinage habituel. Les années ont laissé des traces mais le plaisir retrouvé est évident.

Ce Star Wars VII demeure du fan-made pur et dur. Attention, on ne s'en plaindra pas. Mais force est de constater que ce cher J.J. reste dans les clous et ne prend pas trop de risque. De quoi tiquer sur quelques détails qui sont vite pardonnés. Le vrai plaisir relève dans le mystère qu'aime cultiver le réalisateur. Car si l'histoire est riche, elle pose davantage à s'interroger qu'à obtenir des réponses. L'adage de tout film amené à poser les bases pour la suite ? En conséquence, les zones d'ombre restent nombreuses et les motivations de certains personnages également. Notamment le nouveau grand méchant : Kylo Ren. Cet idolâtre de Dark Vador, bouillonnant d'émotions contradictoires, réserve bien des surprises. De quoi attendre l'épisode suivant avec encore plus d'impatience. On espère que les prochains réalisateurs emboîteront le pas et n'hésiteront guère à explorer cette galaxie qui a tant à offrir. La magie s'est réveillée. Il serait temps de la décupler.

Découvrez ici la bande annonce du film