Cette semaine au cinéma : Everest

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CRITIQUE - Chaque semaine, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 3 sur 5 à Everest de Baltasar Kormákur, en salle depuis le 23 septembre. Une adaptation fidèle, aussi intime que spectaculaire, d’une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’alpinisme.

La montagne. Un sujet cinématographique encore trop rare. On se souvient de Cliffhanger, Vertical Limit ou encore La mort suspendue. Des films inégaux aux motivations différentes. Le fait est que le Septième art n’a pas encore trouvé la bonne formule pour représenter l’alpinisme sur grand écran. Autant le dire d’emblée, Everest rectifie le tir. Ce n’était pas gagné vu le matériau de base.

En 1996, le journaliste Jon Krakauer est envoyé par le magazine Outside sur l’Everest pour rejoindre une cordée qui s’attaque au sommet. L’expédition se soldera par la mort de 8 personnes. Les faits sont bien réels et ont engendré bon nombre de réactions suite au livre de Krakauer, qu’il écrira pour exorciser ses démons. Respectant ce dernier, tout en tenant compte des critiques faites à son encontre à l’époque, Kormákur livre un film poignant et saisissant. Multipliant les points de vue, il permet au spectateur de faire la connaissance de chaque membre de la cordée, de ses proches aussi. L’autre pari gagnant du réalisateur est d’avoir plongé ses comédiens (tous irréprochables) dans des conditions bien réelles. Un ton qui permet au film d’être aussi impressionnant que réaliste. On pense notamment à la préparation des alpinistes avant d’attaquer le sommet. Et lors de l’inévitable descente qui tourne au drame, l’immersion est totale, avec des effets spéciaux plutôt réussis et un énorme travail sur le son. La 3D, qui certes assombri l’image, renforce le sentiment de vertige et scotche encore un peu plus le spectateur dans son siège.

Derrière ses atours de blockbuster, Everest n’en n’oublie pas moins de rester proche de son sujet. Aucun parti pris ne sera fait sur les erreurs humaines qui ont pu être commises lors de l’ascension. Reste la critique, tout à fait fondée, que même la conquête du toit du monde devient un commerce comme les autres. Tout s’achète. Reste qu’à la fin, la montagne l’emporte toujours.                           

Découvrez ici la bande annonce du film

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