Cette semaine au cinéma : Magic Mike XXL

(Reading time: 2 - 3 minutes)
c_1100_500_16777215_00_images_articles_Cinema_11289507_361058924089177_2830333892232701877_o.jpg

CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 1 sur 5 à Magic Mike XXL de Gregory Jacobs, en salle depuis le 8 juillet. La suite dispensable d'un succès surprise de 2012 pour un spectacle encore plus dispensable.

 

Au royaume du cinéma où les héros tombent le haut (et surtout le bas), The Full Monty est roi et le Striptease de Demi Moore fait office de vilain petit canard. On ignore encore où classer le Showgirls de Paul Verhoeven. Magic Mike, sorti il y a 3 ans déjà avait offert une nouvelle jeunesse à une barre de trémoussement qui prenait la rouille. Là où certains exhibent leur appendice pour (sur)vivre, d'autres, plus jeunes, plein de fougue, le font pour le fun, l'argent et les filles.

Pourtant voilà, après avoir initié un jeune boy scout à l'art de la ficelle dans le derrière, Mike a raccroché le string lorsqu'on l'a quitté. Trop content de tourner les talons à ce monde qui dans le fond ne lui plaisait pas tant que ça. Et surtout pour avoir enfin trouvé une femme ne le voyant pas comme un morceau de viande prêt à être dégusté. Quelques années et casseroles plus tard, ce bon vieux Mike déprime grave. Sa vie l'ennuie presque autant que lui-même. Ça tombe bien, c'est le moment choisi par ses anciens camarades pour le sortir de son trou pour aller se trémousser à une ultime convention de strip-tease.

Magic Mike XXL est paradoxal tant il s'éloigne et se calque sur son ainé. Ce dernier était modeste, frais et quelque peu barré. Faire les choses simplement peut s'avérer un choix payant. Pour ce come-back pas vraiment utile, Channing Tatum et sa bande veulent offrir plus. Comme ils le disent, se sont des guérisseurs d'une gent féminine aux abois. Mais Dallas n'est plus là pour tenir les rênes et guider sa troupe. Sans leur père spirituel, les enfants se cherchent et le film aussi. Si l'émancipation est un thème accrocheur, il est très mal géré. Prenant la forme d'un road trip ennuyeux, chaque personnage, qui était un second couteau dispensable du premier film se voit affronter une crise existentielle digne d'un intérêt proche du vide abyssal. Avec ces enjeux inexistant, l'histoire se traîne comme elle le peut, quelques danses par ci, d'autres par là, jusqu'au grand final qui réveille un peu tout le monde. Et oui Channing Tatum se déhanche comme un dieu. Mais ça, on le savait déjà. Rien de neuf sous le soleil en somme. 

Découvrez ici la bande-annonce du film. 

Derniers articles