Cette semaine au cinéma : Jurassic World

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CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 2 sur 5 à Jurassic World de Colin Trevorrow, en salle depuis le 10 juin. Un reboot de la franchise flirtant en permanence entre la nostalgie et le fan-service sans jamais réussir à un imposer quelque chose d'inédit.

Ah Jurassic Park. Ses dinosaures en animatronique, Sam Neill et son amour pour les gosses, Jeff Goldblum traînant sa longue carcasse pleine de coolitude, son T-Rex, ses raptors, John Williams... Et puis trois Oscars au passage en 1994 quand-même. Bref une empreinte sur le cinéma de divertissement grosse comme celle d'un diplodocus. Après un Monde Perdu plus couillu mais tout aussi spielbergien, un 3e volet où l'on ose tuer le T-Rex alors qu'il est depuis deux minutes à l'écran... Universal n'allait plus se contenter d'une seule franchise rentable avec Fast & Furious. Il était temps de ressortir ses grosses bébêtes du placard !

Le rêve de John Hammond est donc devenu réalité. 22 ans après le premier film, Isla Nublar est devenu le parc d'attractions le plus hype de la planète. Comme si un zoo géant avait ouvert ses portes il y a 65 millions d'années. Malheureusement les pontes du parc oublient vite l'émerveillement et pensent billets verts. Une nouvelle attraction doit pointer le bout de ses dents. Et inutile de dire que cette dernière va semer la terreur à Jurassic World.

Le réalisateur Colin Trevorrow est un fan et ça se sent. Parsemant son film de clins d’œil au premier opus, il fait plus que vibrer la fibre nostalgique qui sommeille dans chaque spectateur. Qui n'a pas rêvé de se promener dans pareil endroit ? Autre bonne intention, celle de tailler un costard à une société consumériste qui en veut toujours plus. Ici en l’occurrence, un dino encore plus gros et méchant. Le hic, c'est que le fil conducteur de l'histoire reste trop prévisible et est porté par des personnages manquant de profondeur. Et ce jusqu'au final attendu depuis le début où le roi des sauriens va venir montrer à sa pâle copie génétique qui est le patron. Jusqu'à dans son dernier plan, Jurassic World se veut comme un hommage plus grand et plus fun au film éponyme de Spielberg. Un noble sentiment à défaut de véritablement surprendre. 

Retrouvez ici la bande annonce du film

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