Cette semaine au cinéma : San Andreas

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CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 1 sur 5 à San Andreas de Brad Peyton, en salle depuis le 27 mai. Un film catastrophe spectaculaire, mais qui hélas, n'offre pas grand chose de nouveau.

 

Le roi du film catastrophe au cinéma a un nom. Il s'appelle Roland Emmerich. Après une invasion extraterrestre, un Godzilla ravageant New York ou un hémisphère nord plongé dans une nouvelle ère glaciaire, le réalisateur a poussé sa recette à son paroxysme avec le film 2012. C'était il y a 6 ans déjà. Dur dur de prendre la relève quand la Terre a été réduite en milles morceaux. Pourtant tel se veut le pari de Brad Peyton avec San Andreas.

Loin d'une échelle mondiale, l'action se passe en Californie. La tristement célèbre faille de San Andreas fini par s'ouvrir et plonge le sud de la côte ouest des États-Unis dans le chaos le plus total. Un pilote d'hélicoptère (Dwayne Johnson) accompagné de son ex-femme va tenter de retrouver sa fille à San Francisco, épicentre du plus gros séisme jamais enregistré. Tout un programme !

Dès sa séquence d'ouverture, le film laisse présager le pire. Une belle blonde plonge à toute berzingue dans un ravin à bord de son 4x4. La faiblesse des effets spéciaux employés pour cette scène fait froid dans le dos. Rassurez-vous, le reste est nettement plus réussi. Une réussite qui s'en tiendra aux effets spéciaux.

San Andreas se laisse regarder mais n'a rien de nouveau à offrir. Si le reste des séquences spectaculaires tient la route, l'ensemble est bien trop prévisible pour surprendre. Mutique et monolithique, Dwayne Johnson assume son statut de sauveur ordinaire, tout en muscles et en premier degré. Le scénario n'aide guère le comédien avec son enchaînement de clichés habituels. Entre le lâche de service, le scientifique « on vous avait prévenu », l'éternelle réunion de famille... Et c'est sans parler des dialogues option zénitude et crise de la quarantaine. Seule la plastique incendiaire d'Alexandra Daddario provoquera quelques secousses chez les spectateurs de la gent masculine. Impressionnant San Andreas ? Sans aucun doute. Dépourvu de suspense ? Sans le moindre doute.  

Retrouvez ici la bande annonce du film 

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