• Slide FESJ 2015

Cette semaine au cinéma : Partisan

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CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 2 sur 5 à Partisan d'Ariel Kleiman, en salle depuis le 6 mai. Un film hors du temps, à la fois malsain et mystérieux, sur l'apprentissage de l'indépendance.

Comme chez Christophe Gans, Vincent Cassel revient sur les écrans pour jouer une bête. Mais celle-ci n'est pas du même acabit. Ici la bestialité sommeille sous des traits séducteurs quand elle n'est pas synonyme de lâcheté.

Vincent Cassel est Gregori. Dans ce qu'on imagine être un pays de l'est en proie à la ruine, l'homme s'est retranché dans une bulle utopiste où il fait figure de gourou. Son peuple : des femmes sans famille et leur descendance. La sienne aussi. Totalement coupée du monde extérieur jugé néfaste, la communauté survit grâce aux magouilles de Gregori. L'une d'elles est d'envoyer « ses fils » faire les sales besognes à sa place. Tout tourne rond jusqu'au jour où son meilleur disciple commence à ouvrir les yeux.

Premier film de l'australien Ariel Kleiman, Partisan a de quoi dérouter. Comme un conte de fées désabusé, il présente un lieu hors du temps. On en saura très peu de choses, le réalisateur se concentrant uniquement sur la confrontation entre un pseudo père et son fils de substitution. Dégageant son charisme habituel, Vincent Cassel fait du Vincent Cassel. Seule tête d'affiche d'un film composé d'acteurs inconnus, il aura pu bouffer toute la pellicule. Ce n'est heureusement pas (trop) le cas. La vraie surprise du film tient en effet sur les épaules de Jeremy Chabriel. Le jeune acteur au regard perçant tient la dragée haute à son aîné. Une interprétation qui ne rend que plus savoureuse cette relation sous fond d'émancipation de la figure paternelle dont l'issue incertaine remet en balance toute la moralité du film.  

Découvrez ici la bande annonce du film 

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