• Slide FESJ 2015

Cette semaine au cinéma : Enfant 44

11150823_10155353668920526_4811817082773596327_n.jpg

CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 2 sur 5 à Enfant 44de Daniel Espinosa, en salle depuis le 15 avril. Un thriller politique qui se penche sur une Russie hantée par ses fantômes d'après guerre.

Enfant 44 est le premier tome d'une série de romans écrits par Tom Rob Smith. Des ouvrages à succès qui suivent les aventures d'un agent de la police secrète soviétique. Un univers propice à son auteur pour décrire la Russie des années 50. Que reste-il de sa transposition sur grand écran ?

« Le meurtre n'existe pas au paradis ». Ce paradis c'est la Russie. Celle de 1952. Celle de Staline. Celle qui tient ses citoyens et ses soldats bien en laisse. Celle qui n'épargne rien ni personne. Et surtout, celle qui n'admet pas qu'un tueur puisse exister au sein de la mère patrie. Pourtant, lorsque Léo Demidov (Tom Hardy), brillant élément de la police secrète, couvre le meurtre du fils d'un de ses collègues, il va remettre en question tout ce système. Un tueur en série court et quelqu'un doit le stopper, qu'importe les enjeux.

Daniel Espinosa est un réalisateur dont la filmographie aligne les films moyens. Enfant 44 vient s'ajouter à cette liste. La reconstitution est soignée, avec un casting solide, Tom Hardy en tête. Le scénario est riche, peut-être même un peu trop. Entre l'héritage des souffrances de l'Ukraine, le rejet de tout ce qui touche au capitalisme, la pression du pouvoir en place, la pauvreté... Tant de thèmes à traiter pour au final juste les survoler. Souffrant de longeurs, le film peine à trouver son rythme. Alors qu'on pense que l'enquête contre le tueur se poursuit, l'histoire fait un pas en arrière et revient sur une paranoïa qui ronge un pays qui se voile la face. Car le fameux tueur du film n'a rien d'un personnage de fiction. Ce dernier s'inspire du bien réel Andrei Chikatilo, l'un des plus grands serial-killers au monde. De la matière oui, mais juste effleurée. Entre thriller politique et policier, Enfant 44 se regarde mais n'arrive jamais vraiment à décoller. 

Derniers articles

Dernières vidéos