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Cette semaine au cinéma: La French, une Dujardin connection

AFFICHE LA FRENCH CRITIQUE CINEMA

CRITIQUE - Chaque vendredi, Valentin Pimare décrypte pour Fréquence ESJ l'une des sorties de la semaine. Aujourd'hui, il attribue la note de 3 sur 5 à La French de Cédric Jimenez, en salle depuis le 3 décembre. Le film est une plongée saisissante dans la French Connection des années 70. Un spectacle digne d'une fresque criminelle scorsesienne.

 

Marseille. 1975. Une organisation mafieuse baptisée la French Connection fait de la capitale phocéenne le berceau du trafic d'héroïne mondial. Son parrain, Gaëtan dit « Tany » Zampa (Gilles Lellouche) est craint et respecté. Un intouchable. C'est sans compter sur Pierre Michel (Jean Dujardin), fraîchement nommé juge du grand banditisme, qui compte bien donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

Efficace. La French offre ce qu'il manquait au cinéma français depuis quelques années (hormis le dyptique consacré à Mesrine), à savoir une vraie grande fresque criminelle. Reconstitution minutieuse des seventies, scénario qui tient la route sans versé dans le cliché, énorme travail de reconstitution... Oui Cédric Jimenez à mis les pieds dans le plat pour son second long métrage. Lui-même enfant du pays, nul doute que cette histoire lui tenait grandement à cœur. Un plus pour un réalisateur encore jeune et qu'il faudra surveiller à l'avenir.

La French respire donc l'authenticité et rend hommage à sa façon à plusieurs poids lourds du genre. On pense bien sûr à des grandes figures américaines comme Scorsese ou Friedkin. Mais ce polar, sauce hexagonale, doit beaucoup à son duo vedette. Si nous les avions quittés plus que complices dans Les Infidèles, c'est un régal de retrouver Lellouche et Dujardin en ennemis intimes. Puant le charisme à des kilomètres, les compères n'ont aucun mal à se plonger dans des personnages savamment écrits. Deux figures mythiques mais profondément humaines. Lellouche campe un parrain tout en retenue mais menaçant, à l'image de celui de Denzel Washington dans American Gangster. Dujardin livre une prestation saisissante dans la peau du juge Michel. Un homme qui rejette ses propres démons dans une quête d'ivresse judiciaire. Pour faire court et conclure, pourquoi me lisez-vous encore ? Vous devriez déjà être dans votre cinéma le plus proche pour savourer l'un des meilleurs films français de cette fin d'année.

Découvrez ici la bande annonce de La French

 

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