Pour les 10 ans de l’UPR, François Asselineau s’offre la Villette

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MEETING/2017 – Encore inconnu il y a quelques semaines, le voici candidat à la présidentielle et à la tête d’un parti qui vient de fêter ses 10 ans. Et pour l’occasion, François Asselineau a vu les choses en grand. 

En conférence de presse, quelques heures avant le début du meeting, François Asselineau apparaît avec un sourire timide. Il faut dire que l’exercice ne lui est pas familier lui qui affirme avoir vu « plus de journalistes en une semaine qu’en dix ans », c’est-à-dire depuis sa candidature officielle à la l’élection présidentielle. La date n’est pas neutre, loin de là. Le 25 mars 2007, jour anniversaire du traité de Rome, l’UPR voit le jour. Il en fait même une symbolique lors de sa prise de parole en s’exprimant devant trois drapeaux : la francophonie, la France et l’ONU. Pas de drapeau de l’Union Européenne à l’horizon. Dix ans plus tard, alors que les chefs d’Etat européens se réunissent dans la capitale italienne, François Asselineau cherche à marquer un coup de force dans sa campagne. « 6200 personnes se sont inscrites au meeting » affirme –t- il, « et encore, ce ne sont que les inscrits, la salle est ouverte à tous ! ». Et en effet, le pari est réussi. À 18h30, une heure avant la prise de parole du candidat, la salle est déjà pleine et l’affluence à l’extérieur laisse augurer que certains devront suivre le meeting debout. Les soutiens se relaient à la tribune, notamment des maires, mais aussi un syndicaliste britannique de gauche favorable au Brexit, qui soutient François Asselineau dans sa volonté de constituer un Frexit. La salle est survoltée, armée de drapeaux français et de slogans. À cet instant, l’inconnu Asselineau est devenu candidat.

10 ans d’UPR, quel bilan ?

Le président de l’UPR, l’affirme : « Aucun parti depuis 50 ans n’a connu pareille ascension en France ». Toute proportion gardée, l’évolution du parti a en effet de quoi en étonner certains. Lui qui ne comptait que 47 adhérents en 2007 en a aujourd’hui plus de 20 000, mais il tient à préciser une chose : « Nos adhérents sont tous à jour de cotisation, ce ne sont pas que des clics, nous sommes bien loin des 67 millions d’adhérents à En Marche ! ». Toujours un mot pour plaisanter sur ses adversaires, il oublie tout de même de préciser que comme beaucoup de partis, notamment Les Républicains, la parité n’est pas vraiment respectée. En 2016, il ne recensait que 20% de femmes dans ses troupes. Côté financements, François Asselineau veut jouer la carte de la transparence en dévoilant ses comptes de campagne en ligne. Ses revenus proviennent uniquement des dons des adhérents et militants, limités à 7500 euros par an et par personne. « Aujourd’hui, nous avons réuni un millions d’euros. Nous cherchons 800 000 euros de plus afin de pouvoir financer la campagne présidentielle puis les législatives » déclare le candidat. Des campagnes à bas coûts donc (Le plafond pour l’élection présidentielle est de 23 millions d’euros) mais qui semblent tout de même porter ses premiers fruits. En effet, après avoir fait salle pleine, certains sondages le créditent de 0,5 à 1% des voix.

Photo: Baptiste Denis/Fréquence ESJ