Nagib Azergui : « Il y avait le Parti Chrétien aux primaires et ça ne posait de problème à personne »

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2017/PETITS CANDIDATS – Ils sont loin des projecteurs et des caméras, nous allons donc vous les faire découvrir. Qui ? Les candidats oubliés de cette élection présidentielle ! Nagib Azergui, président de l’UDMF, explique le programme qui sera porté par le candidat de son parti, Kamel Messaoudi.

La question musulmane reste sensible en France. Pour Nagib Azergui, le rôle de l’UDMF (Union des Démocrates Musulmans Français) est de « sensibiliser les Français ». « Victime du communautarisme et du sectarisme », notamment après les récents attentats, le monde musulman travaille sur son image en France. « Nous interpellons les citoyens sur les dérives que nous sommes en train de vivre » déclare Nagib Azergui qui rappelle que l’UDMF est « un parti laïc qui ne fait pas la promotion de l’Islam ». Il regrette qu’aujourd’hui, « le monde musulman soit devenu un argument de campagne puisqu’il devient un problème politique et non religieux ». Pour redorer l’image de l’Islam, l’UDMF compte 50 bénévoles principalement en Île de France, à Montpellier ou encore à Mayotte. Ils y tractent tous les weekends pour faire connaître leur mouvement qui « grandit peu à peu ». « Nous devons montrer la réalité du terrain aux Français » affirme le président du parti, « ils sont très surpris lorsqu’ils découvrent la réponse politique de l’UDMF à un problème politique ». D’ailleurs pour lui le problème ne peut pas être religieux puisque « Jean-Frédéric Poisson représentait le Parti Chrétien Démocrate à la primaire de la droite et ça ne posait de problème à personne ». 

Kamel Messaouli, candidat en 2017 ?

Comme beaucoup des candidats de l’ombre que nous vous faisons découvrir sur Fréquence ESJ, celui de l’UDMF n’obtiendra probablement pas ses 500 parrainages pour valider une candidature. Kamel Messaoudi, désigné pour représenter le parti a « environ 117 promesses de parrainages même de maires Les Républicains et issus de la ruralité » nous confirme Nagib Azergui. Il poursuit en assurant que « beaucoup ont trouvé très courageux » le projet de l’UDMF. Mais la transparence des parrainages crée « la peur des représailles » chez les élus qui ne devraient pas accorder leur soutien aux « petits » candidats pour cette élection. Toutefois, le président du parti reste très optimiste : « Tôt ou tard, nous aurons les 500 signatures pour se présenter devant les citoyens ». Une autre chance pour ce parti passe par les élections législatives. Potentiellement 50 candidats du parti seront investis, synonymes d’obtention de financements publics s’ils obtiennent chacun au moins 1%.

 Photo : Kamel Messaoudi, candidat de l'UDMF