Jean-Frédéric Poisson : « Je me sens comme l’intrus de la bande »

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PRIMAIRE - Ce mardi 8 novembre, l'émission « 2017 l’invité » de Fréquence ESJ a reçu Jean-Frédéric Poisson. Président du parti chrétien démocrate et député des Yvelines (78), il est candidat à la primaire de la droite et du centre.

C’est tout sourire que Jean-Frédéric Poisson s’est assis face aux journalistes de Fréquence ESJ. Il se confirme lui-même comme étant le candidat de droit pour « redonner à la France un Etat centré sur des missions régaliennes ». De là, il n’hésite pas à s’emparer de l’atmosphère en déclarant le plus simplement possible qu'il « aime fumer. Je suis aussi cuisinier ». Une déclaration qu’il complète, en précisant qu’il demeure hostile au voyeurisme et fortement attaché à sa vie privée, faisant écho à la participation de certains candidats de la droite à l'émission "Ambition intime" de M6. Les présentations faites, Jean-Frédéric Poisson rentre au coeur du sujet. Le monde politique actuel ne lui convient plus : « je ne sais pas faire confiance à un parti politique - ici le parti socialiste - qui a ruiné la France pendant ces quatre dernières années ». La question du Front National, il ne prétend pas se la poser : « il m’est impossible, vis-à-vis de mes principes éthiques et moraux, de voter le Front National ». Pourtant, il garde naturellement une forme de respect face à ses adversaires politiques, en ajoutant « qu’il faut se méfier quand on fait la morale à quelqu’un alors qu’on ne peut se remettre nous-même en question ».

Véritable passionné de philosophie, Jean-Frédéric Poisson est surtout un homme qui se veut contrasté politiquement. En soi, il semble assumer sa polyvalence, quelque soit le sujet abordé. Le mal le plus important, pour lequel il se sent « malheureusement contemporain », c’est bien cette perte de confiance des Français. Une carence ressentie à cause, non seulement des têtes dirigeantes, mais aussi vis-à-vis des institutions, comme les partis politiques, qui ont régi la société jusqu’à aujourd’hui.

« Je trouve étrange qu’on puisse me critiquer sans même me connaître »

Lorsque vient le sujet qui fâche ; c’est-à-dire sa place face aux autres candidats de la droite (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy pour ne pas tous les citer), Jean-Frédéric Poisson se dit gêné. « Puisque je ne comprends pas la manière qu’à l’opinion public à me ranger du côté de mes adversaires, alors que nous avons manifestement des divergences idéologiques indéniables ». Malgré son envie de « redonner de l’oxygène à une société désormais fracturée », le débat se dirige vers les relations diplomatiques internationales. En effet, au sujet de l’élection américaine imminente (Lors de l'émission, Donald Trump n'avait pas encore été élu, NDLR) Jean-Frédéric Poisson se dit nettement plus « serein » quant à à une élection de Donald Trump, face à la démocrate Hilary Clinton. Alors que la discussion glisse vers ses relations avec le président de la Syrie, Bachar-Al-Assad, il nie fermement l’idée d’un interventionnisme français, tout en restant convaincu de la maintenance du gouvernement syrien, « pour luter contre le danger primaire : le terrorisme ».

C’est pourtant sur ses mots optimistes, que Jean-Frédéric Poisson clôt l’émission : « j’ai confiance en nos générations futures. Elle doivent être plus rapidement aptes à l’activité, afin de renforcer les liens pour ressouder une bonne fois pour toute le tissu social ».

Photo : Fréquence ESJ


2017, l'invité - 08-11-16 - Jean-Frédéric Poisson par FrequenceESJ